Tout a été dit sur le manque d’indépendance du parquet de Nanterre, qui conserve obstinément la maîtrise des enquêtes en cours dans l’affaire Woerth-Bettencourt.

Dans le droit fil de la tribune publiée le 16 juillet dernier par Serge Portelli dans le Monde, il semble nécessaire de rappeler que la Cour d’appel de Versailles avait eu l’occasion de relever le caractère inhabituel des diligences de Monsieur Philippe Courroye, dans l’affaire du compte bancaire de Nicolas Sarkozy.

Dans son arrêt du 8 janvier 2010, les Conseillers versaillais avaient en effet estimé que :

« sans qu’il soit démontré que la présidence de la République est intervenue directement dans la procédure, il est certain que le Parquet local, de sa propre initiative, a déployé un zèle manifeste qui n’a toutefois en aucune façon pu préjudicier aux intérêts légitimes et aux droits fondamentaux des personnes mises en cause ».

Pour saisir tout le sens de la pointe versaillaise à l’égard du procureur de NANTERRE, on se reportera aux définitions du Littré, qui qualifie le zèle de« affection vive, ardente pour le service de quelque chose, de quelqu’un, de Dieu », et donne pour exemple d’un bon emploi de ce mot : « Faire du zèle, se montrer trop zélé, dépasser la mesure dans l’exécution d’un ordre, d’une mission, d’une fonction, aller plus loin qu’il ne convient à ceux qui ont donné l’ordre ou la fonction. »

Philippe GONZALEZ de GASPARD

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